Très gentiment taguée par L'or des chambres, j'ai accepté de me soumettre à ce petit jeu intellectuel facile à faire. Le principe en est simple. Il suffit de réfléchir quinze minutes et d'écrire les quinze auteurs qui viennent spontanément à l'esprit.
Rien de plus aisé, vous vous dites. Peut-être pour vous ! En ce qui me concerne, et vu l'état de fatigue dans lequel je me trouve, je me suis faite aider … par ma bibliothèque ! Je savais bien que les ouvrages contenus dans mes étagères, entre livres lus et PAL, me serviraient un jour où l'autre.
- Louis Ferdinand Céline – Parce que c'est lui. Pour son œuvre, sa personnalité complexe, singulière et excessive.
- Stefan Zweig – Pour l'ensemble de son œuvre. Pour ses romans, ses essais, ses biographies, sa perception accrue d'une situation qui allait l'engloutir et un certain passé avec lui.
- La famille Mann – Je triche un peu et j'assume. J'aurais pu classer trois auteurs d'un coup, mais j'aime la difficulté. Dans cette famille, je prends tout le monde : Einrich, l'oncle, Thomas, le père et Klaus le fils prodige. Parce que rien n'est à jeter chez ces trois-là.
- Francis Scott Fiztgerald – Un auteur à fleur de peau, fragile et cultivé, intelligent, brillant et éphémère.
- Isaac Bashevis Singer – Pour ses romans dans lesquels on retrouve un autre monde définitivement englouti. Parce que ses écrits font revivre une langue, le Yiddish, une communauté, Juive, ainsi qu'une seule et même rue, Krochmalna.
- Aharon Appelfeld – Pour les mêmes raisons que le précédent. Et parce que cet auteur a pu – et su – renaître sur des cendres et nous transmettre tant de bonheur littéraire.
- John Steinbeck – Parce que je suis tombée sous le charme de Henry Fonda dans « Les raisins de la colère », enfant. Et que celui-ci n'a jamais cessé depuis. Chacune des lectures de ses ouvrages est une belle rencontre avec une autre Amérique, plus proche de nous par certains aspects.
- Fedor Dostoïevski – S'il devait y avoir un autre Tsar de toutes les Russies, ce serait probablement lui ! J'exagère à peine en écrivant cela. Cet auteur m'a permis de découvrir un autre visage de la Russie, celle des petits, des miséreux, des sans-noms, sans-grades, sans-titres. Qu'il a décrit cette population avec verve, passion et amour.
- Léon Tolstoï – Pour les mêmes raisons que le précédent. Sauf que Tolstoï parle de sa Russie à lui ; celle de la noblesse, de la grande bourgeoisie. Et parce que je n'ai jamais pu terminer « Guerre et Paix » et que cela me gêne énormément.
- Emile Zola – Pour ses engagements moraux et sociaux. A mon sens, le premier intellectuel de la fin du 19ème Siècle politiquement engagé dans un combat moral qui aurait dû lui être fatal. Et parce qu'il a su garder sa fierté et ses idées malgré les insultes et les bassesses de l'époque.
- George Orwell – Parce que lorsque l'on découvre « Hommage à la Catalogne », on se dit qu'il y a des engagements qui modifient le sens de votre existence.
- Henry James – Sa description d'une certaine société américaine et anglaise reste un véritable instant de pur bonheur littéraire. Et quand on y a goûté, on en redemande encore et encore.
- Yoko Ogawa – Pour ce monde à la limite entre rêve et cauchemar, dont on se demande toujours si c'est la réalité vraie ou un univers onirique.
- Yasmina Khadra – Il est un des rares auteurs algériens à avoir eu le courage de dénoncer un régime politique, économique et social basé sur le clientélisme. Et parce qu'il n'a jamais renoncé à dire la vérité.
- Marc Dugain – Parce que j'aime cet auteur discret et secret. Parce que ses livres sont riches de notre histoire et pour ne pas oublier que je viens d'acheter « L'insomnie des étoiles » que je voudrais lire avant sa prochaine sortie en poche !
Je ne tague personne, pour deux bonnes raisons : j'arrive en général longtemps après le début du tag et tout le monde - ou presque - l'a fait ; ici, tout est proposé, rien n'est imposé ...



