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15 novembre 2010

15 MINUTES POUR 15 AUTEURS !


Très gentiment taguée par L'or des chambres, j'ai accepté de me soumettre à ce petit jeu intellectuel facile à faire. Le principe en est simple. Il suffit de réfléchir quinze minutes et d'écrire les quinze auteurs qui viennent spontanément à l'esprit.

Rien de plus aisé, vous vous dites. Peut-être pour vous ! En ce qui me concerne, et vu l'état de fatigue dans lequel je me trouve, je me suis faite aider … par ma bibliothèque ! Je savais bien que les ouvrages contenus dans mes étagères, entre livres lus et PAL, me serviraient un jour où l'autre.

  1. Louis Ferdinand Céline – Parce que c'est lui. Pour son œuvre, sa personnalité complexe, singulière et excessive.
  2. Stefan Zweig – Pour l'ensemble de son œuvre. Pour ses romans, ses essais, ses biographies, sa perception accrue d'une situation qui allait l'engloutir et un certain passé avec lui.
  3. La famille Mann – Je triche un peu et j'assume. J'aurais pu classer trois auteurs d'un coup, mais j'aime la difficulté. Dans cette famille, je prends tout le monde : Einrich, l'oncle, Thomas, le père et Klaus le fils prodige. Parce que rien n'est à jeter chez ces trois-là.
  4. Francis Scott Fiztgerald – Un auteur à fleur de peau, fragile et cultivé, intelligent, brillant et éphémère.
  5. Isaac Bashevis Singer – Pour ses romans dans lesquels on retrouve un autre monde définitivement englouti. Parce que ses écrits font revivre une langue, le Yiddish, une communauté, Juive, ainsi qu'une seule et même rue, Krochmalna.
  6. Aharon Appelfeld – Pour les mêmes raisons que le précédent. Et parce que cet auteur a pu – et su – renaître sur des cendres et nous transmettre tant de bonheur littéraire.
  7. John Steinbeck – Parce que je suis tombée sous le charme de Henry Fonda dans « Les raisins de la colère », enfant. Et que celui-ci n'a jamais cessé depuis. Chacune des lectures de ses ouvrages est une belle rencontre avec une autre Amérique, plus proche de nous par certains aspects.
  8. Fedor Dostoïevski – S'il devait y avoir un autre Tsar de toutes les Russies, ce serait probablement lui ! J'exagère à peine en écrivant cela. Cet auteur m'a permis de découvrir un autre visage de la Russie, celle des petits, des miséreux, des sans-noms, sans-grades, sans-titres. Qu'il a décrit cette population avec verve, passion et amour.
  9. Léon Tolstoï – Pour les mêmes raisons que le précédent. Sauf que Tolstoï parle de sa Russie à lui ; celle de la noblesse, de la grande bourgeoisie. Et parce que je n'ai jamais pu terminer « Guerre et Paix » et que cela me gêne énormément.
  10. Emile Zola – Pour ses engagements moraux et sociaux. A mon sens, le premier intellectuel de la fin du 19ème Siècle politiquement engagé dans un combat moral qui aurait dû lui être fatal. Et parce qu'il a su garder sa fierté et ses idées malgré les insultes et les bassesses de l'époque.
  11. George Orwell – Parce que lorsque l'on découvre « Hommage à la Catalogne », on se dit qu'il y a des engagements qui modifient le sens de votre existence.
  12. Henry James – Sa description d'une certaine société américaine et anglaise reste un véritable instant de pur bonheur littéraire. Et quand on y a goûté, on en redemande encore et encore.
  13. Yoko Ogawa – Pour ce monde à la limite entre rêve et cauchemar, dont on se demande toujours si c'est la réalité vraie ou un univers onirique.
  14. Yasmina Khadra – Il est un des rares auteurs algériens à avoir eu le courage de dénoncer un régime politique, économique et social basé sur le clientélisme. Et parce qu'il n'a jamais renoncé à dire la vérité.
  15. Marc Dugain – Parce que j'aime cet auteur discret et secret. Parce que ses livres sont riches de notre histoire et pour ne pas oublier que je viens d'acheter « L'insomnie des étoiles » que je voudrais lire avant sa prochaine sortie en poche !
Je ne tague personne, pour deux bonnes raisons : j'arrive en général longtemps après le début du tag et tout le monde - ou presque - l'a fait ; ici, tout est proposé, rien n'est imposé ...

4 mars 2010

MES MADELEINES DE PROUST ...

Voilà enfin le tag tant attendu, désiré, espéré et que j'avais promis de faire à Cynthia et à Fleur du Soleil depuis le début de l'année (voire même la fin de l'année précédente). Ceux et celles qui fréquentent cet endroit savent que, dès que je fais une promesse, je la tiens toujours ! Sur mon blog, je ne m'impose aucune contrainte. C'est un des lieux où je prends le temps de vivre au rythme de mes désirs et de mes envies ... Donc, voici en avant-dernière, mes Madeleines de Proust.

1. Une odeur, un parfum, un fumet qui déclenche un souvenir ?

Pas une odeur, mais deux et un parfum qui me ramènent à mes souvenirs d'enfance, vers des lieux que j'ai toujours en mémoire, dans un coin, et dont une simple effluve me rappelle leur existence.

C'est tout d'abord le parfum de l'eau de Cologne ambrée que portait mon grand-père paternel. Dès que je sens dans une parfumerie cette fragrance, je ne
peux m'empêcher d'avoir les larmes qui me montent aux yeux. Il était synonyme de départ en balades, à travers la campagne, sur les chemins de traverse, en visite chez les voisins, les amis. Il m'arrive d'en acheter pour la porter de temps en temps. J'ai l'impression d'avoir encore mon grand-père à mes côtés le temps de cette senteur éphémère.

Deux odeur
s particulières me font remonter le temps vers celui de l'innocence et de la candeur. C'est celui du bois de cheminée qui se consume encore en fin de nuit. C'est une odeur particulière qui émane de ce matériau qui nous donne tellement de chaleur, de douceur, de bien-être. C'est une exhalaison qui est propre aux maisons de la campagne et très caractéristique que j'adore sentir le matin en me levant. La deuxième odeur, c'est celle de la terre humide à l'aurore, lorsque le soleil n'est pas encore levé et que la rosée n'est pas évaporée. La terre développe ses arômes pour ceux qui se lèvent très tôt et profitent de cet instant magique entre la nuit finissant et la promesse d'une aube illuminée par un soleil estival.

2. Un son, un bruit, une mélodie qui déclenche un souvenir ?

Un son, celui de la pendule plus que centenaire qui appartient à ma famille depuis des générations et dont je n'ai jamais pu me séparer. Ce tic-tac permanent et ronronnant, ses coups pour rappeler le temps qui passe et que l'on compte la nuit, lors d'insomnies. Cette vieille pendule n'est pas dans mon appartement, parce qu'elle trop haute, mais dans une vieille maison de famille. Dès que je la vois et l'entends, je sais que je suis enfin à la campagne, chez moi, au calme, au repos. Je ne peux me passer de ce son si caractéristique que plus personne ne supporte, sauf moi !

Une mélodie me renvoie systématiquement vers l'Allemagne de mon enfance et de mon début d'adolescence, c'est "Breakfast in America" de Supertram. Ne me demandez pas pourquoi c'est une chanson anglaise qui me rappelle quand je partais me baigner à la piscine ou dans un lac, l'été, en Allemagne. Même moi, je ne le sais pas !

3. Une saveur, un goût qui déclenche un souvenir ?

Je me souviendrai toute ma vie de la saveur des vrais Petits Lu de Nantes et des
caramels mous parce que, dès que j'arrivais en vacances chez mes grands-parents, j'étais sûre d'en trouver dans des boîtes en fer ou des bocaux en verre. Pour le goûter, il y avait toujours ces gâteaux si bons, si simples, si savoureux et naturels. Quant aux caramels mous, c'était la spécialité de mes grands-mères paternelle et maternelle. Donc, tout était fait maison, et c'était un vrai régal. Le plus difficile était de devoir les partager avec les petits voisins, les cousins et cousines, en plus de mon frère ! Même les chiens et les chats réclamaient leur part de gourmandise ...

4. La matière, la surface qui déclenche un souvenir ?


Là encore, une surface et une matière qui - dès que je les aperçois - déclenche un flot de souvenirs familiaux, personnels et intimes.

La surface est celle du bois
des vieux meubles patiné par le temps et la cire. Dès que je suis en présence d'un meuble ancien, je ne peux m'empêcher de passer la main dessus, de le caresser, de l'effleurer, de m'imprégner de son histoire conservée dans les creux, les trous, les veinures du bois. C'est un matériau noble qui donne au meuble sa qualité, sa grandeur, son élégance. Il a su traverser les âges pour arriver jusqu'à nous presque intact.

Quant à la matière, c'est tout simplement celle des draps de mes grands-mères, en coton ou en lin, brodés aux initiales de la famille. Les voir, les sentir, les toucher, les déplier pour les repasser délicatement et les replier sont des instants magiques durant lesquelles je me retrouve en leur présence.

5. Une image, une forme, un objet qui déclenche un souvenir ?

Je possède un vieil album de famille où sont collationnées toutes les photos de mes grands-parents, aïeux et aïeules, tantes et oncles, cousins et cousines. Bref, tout ce petit monde aujourd'hui disparu et qui est ma mémoire intime et filiale. Il n'y a pas d'images particulières dans cette album qui déclenche un souvenir précis, seulement la couleur sépia de l'époque qui renvoie à une époque révolue, fin du 19e Siècle ou début du 20e Siècle, à la campagne, en villégiature au bord de la
mer à Biarritz ou à Royan, avec des dames qui osaient à peine se tremper le bout des pieds ! Je trouve ces images surannées, mais tellement belles que je prends toujours plaisir à les regarder, juste pour le plaisir.

Pour l'objet, c'est tout simplement un peigne d'homme en corne qui a appartenu à mon grand-père paternel et qu'il emmenait partout avec lui. Il le portait en permanence dans la poche intérieure de ses vestes. C'est un très vieux peigne que je lui ai toujours vu. A sa mort, je me suis dépêchée de le récupérer. Il me sert à me peigner tous les matins. A mon tour, je l'ai en permanence sur moi, comme un talisman.

J'ai enfin rendu ma copie sur ce moment de nostalgie qui m'a fait remonter une vague de bons et heureux souvenirs.

14 janvier 2010

TOUT LE PRIX DE L'AMITIE ET PLUS ENCORE


C'est Manu qui m'a gentiment taguée pour ce tag qui a longtemps circulé sur la blogosphère. Mais vous commencez à me connaître, je mets beaucoup de temps avant de répondre à un tag. Non pas que je me refuse à participer à ces petits à-côtés qui complètent la vie des blogs, mais je dispose de très peu de temps pour écrire mes billets. Donc, les tags viennent bien après les articles concernant les livres lus. Je souhaitais remercier chaleureusement Manu pour ce prix décerné qui fait toujours chaud au cœur, rassure sur ses qualités de critique en herbe et fait simplement plaisir, parce qu'un prix est toujours gratifiant, même si la médaille est virtuelle. J'aurais aimé qu'elle soit en chocolat ! Il faut que je vous dise les sept choses que j'aime particulièrement. Cela a été assez difficile de trouver sept éléments parmi tout ce que j'aime, mais j'ai procédé à des choix complètement subjectifs.

J'aime ...


1.
Lire, lire et lire ... encore et toujours ! Cela vous étonne ?! Moi, pas du tout. Je lis tout le temps, le jour, la nuit au cours de mes insomnies, dans les transports en
commun, dans les jardins publics, dans les pubs et salons de thé, sous le soleil d'été, à l'ombre des arbres, au bord de l'océan, d'une rivière, d'un ruisseau, à la piscine, en montagne pendant que d'autres font la queue aux remontes-pentes. Je lis partout, dès que j'ai cinq minutes à moi. Je lis tout le temps. C'est obsessionnel et cela dure depuis que j'ai appris à lire, c'est-à-dire depuis de nombreuses années ! Avant, je cassais les pieds à mon grand-père paternel pour qu'il me lise des histoires. Vous imaginez son soulagement le jour où j'ai enfin pu me débrouiller seule !

2. Flâner dans les librairies ... Regarder, toucher, ranger et remettre en ordre les livres déplacés par des personnes peu soucieuses des ouvrages. Lire les 4ème de couvertures et acheter des œuvres juste pour la beauté de ces mêmes couvertures, sans en connaître le sujet abordé ! Sentir, humer l'odeur des vraies librairies si caractéristique, empreintes de senteurs de l'imprimerie quand on prend bien le temps de respirer et de s'imprégner de l'atmosphère de ces lieux si particuliers. et presque magiques. Je regrette souvent cette absence de fauteuils pour se poser un instant et prendre le temps de feuilleter un livre découvert, lire quelques extraits avant son achat, comme c'est le cas dans certains pays.

3. Visiter les musées, les lieux historiques et culturels ... Une déformation certainement due à mes études et mon éducation ! Dès que j'arrive dans un lieu que je ne connais pas, en France ou à l'étranger, je m'empresse de m'informer sur tout ce qu'il y a à découvrir, à visiter, à voir. Juste pour le plaisir des yeux, des sens.
Écouter les guides raconter la grande et la petite histoire d'une œuvre d'art, d'un lieu, d'un personnage. Apprendre, encore et toujours pour alimenter cette source inépuisable de besoin de culture qui est en moi !

4. Boire du thé et de la bière ... J'aime les deux, mais pas en même temps ! Tout comme les vrais amateurs de bons vins dégustent, goûtent, hument les parfums, les effluves, les senteurs des tanins qui se dégagent d'une excellente bouteille de grand cru, je fais de même avec le thé et la bière. J'apprécie aussi bien le thé noir, corsé, fumant et odorant, relevé aux épices, aux écorces d'agrumes ou aux fleurs que le thé vert, plus doux, plus délicat, plus léger que l'on peut boire à toute heure du jour ou de la nuit ! Pour la bière, c'est la même chose. J'ai une préférence pour deux bières en particulier, la Pilsen Urquell, tchèque - sans doute la meilleure bière du monde, inégalée dans sa fabrication - et la Guinness, irlandaise. J'en bois de la même façon que pour mon thé, en prenant mon temps, en lisant et en regardant autour de moi, étonnée que le monde aille si vite, alors que le plaisir réside dans l'art de la nonchalance assumée.

5. Faire de la photo et marcher ... Ces deux activités sont complémentaires et indispensables à mon équilibre intérieur. J'ai toujours un appareil photo sur moi. Soit parce que je sais où je vais et que j'y vais pour prendre des photos ; soit parce que - lors d'un déplacement - je me dis que je peux découvrir quelques merveilles et instants subtils à immortaliser, lieux originaux à conserver. Marcher et photographier, pour se reposer, se détendre, se relâcher, se recentrer sur soi et sur
l'essentiel et évacuer tout ce qui peut parasiter l'atmosphère.

6. Partir à la campagne, au vert ... Que ce soit la Normandie, le Limousin, la Gascogne ou à l'étranger, dès que je le peux, dès que j'ai quelques jours devant moi, je me réfugie à la campagne, au vert, au calme, là où les oiseaux babillent et pépient, où l'on entend l'eau des ruisseaux murmurer, où les champs sont entrecoupés de bocages et de chemins herbeux et caillouteux menant d'un village à l'autre le chemineau curieux. C'est là que l'on peut me rencontrer, au détour d'un chemin de campagne, écoutant le temps qui passe, lisant ou photographiant.

7. Barnabé, mon chien ... Mon basset fauve de Bretagne, avec ses poils roux et bouclés sur ses pattes en canard, ses grandes oreilles tombantes et son regard toujours étonné de tout, sa queue longue et raide qui fouette l'air pour faire la fête aux personnes qu'il aime, son aboiement en flûte et ses jappements de meute lorsqu'il flaire un chat ou un lapin (il les confond !), sa joie lorsqu'il comprend qu'il va partir en promenade et courir dans les bois et les champs.

J'aurais pu rajouter tout un tas d'autres choses que j'aime, particulièrement vos blogs de lecture que je lis dès que j'ai un moment, même si je ne mets pas toujours de commentaire. Vous m'apportez tous et toutes tellement de joie et de bonheur que je vous inclus d'office dans ce prix de l'amitié.


Enfin, Sybilline a eu l'extrême bonté de me décerner le Prix de l'amitié sincère. Je la remercie infiniment pour avoir pensé à moi. Je dois, à mon tour, remettre ce prix à sept blogs. C'est un vrai calvaire, mais il faut faire un choix : Bouh, In Cold Blog, Le Kikimundo, Lounima, Mango, Émilie, Michel ... Beaucoup de blogueurs et blogueuses ont reçu ce prix. Si certains sont oubliés, sachez que je vous apprécie tous et toutes quand même pour votre présence - même passagère - sur ce modeste blog de lecture.

23 décembre 2009

FAISONS UN REVE !


C'est Mango qui m'a gentiment tagguée pour ce questionnaire qui circule depuis quelques semaines déjà sur la blogosphère. Si c'était possible, ou plutôt Faisons un rêve, et imaginons quelles seraient nos réactions, nos comportements si quelques vœux se réalisaient d'un coup de baguette magique. C'est bientôt Noël, il est grand temps de croire au Père Noël ! C'est le moment où jamais, après il nous faudra patienter 365 jours ! Et c'est parfois long ...

1 - On vous propose d'écrire votre biographie. Qui serait votre nègre ?

Avec la vie trépidante que je mène, hautement culturelle et extrêmement passionnante, j'ai pensé à deux écrivains que j'apprécie particulièrement pour leurs œuvres, mais surtout pour leurs biographies. Dans mon immense simplicité, j'ai pensé à Pierre Assouline ou - mieux encore - à Stefan Zweig. Je sais, je fais dans la pudeur et la discrétion, dans la qualité et le bon goût. Que voulez-vous, on me demande mon avis, je le donne spontanément !

2 - Vous êtes plongée dans un livre qui vous fait oublier tout ce qui se passe autour de vous (chose fréquente chez moi). Survient un homme, torse nu ! Il dit s'appeler Daniel Craig, a l'air chagrin et souffre de l'épaule (moi aussi). Il vous demande un petit massage pour faire passer la douleur. Quelle est votre réaction ?

Déjà, si je suis plongée dans un livre qui me fait oublier que même la Terre tourne, il y a peu de chances pour que je sorte la tête de l'ouvrage. Ensuite, s'il dit s'appeler Daniel Craig, se balade torse nu et souffre de l'épaule en demandant de l'aide, je lui dirai que je ne suis ni kiné, ni ostéopathe ou médecin et que les surveillantes de baignade seront plus qualifiées que moi pour lui faire passer sa douleur. Par contre, si - par le plus grand des hasards - il se prénommait Ralph Fiennes, je pense que je ferais un petit effort et fermerais mon livre pour quelques heures, jours, mois ... Je sais, je rêve !

3 - C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui conservera une trace de l'humanité (peut-être "Orgueil et Préjugés") ?

Il nous reste encore un peu de temps, puisque ce serait en 2012 ! Mais, admettons qu'il ne reste que quelques instants pour se décider, je mettrais sans aucun doute un ouvrage de Woody Allen, "Dieu, Shakespeare et moi", un concentré vitaminé d'humour noir et cynique comme j'aime, associé à un exemplaire du Littré, le meilleur dictionnaire de la langue française !

4 - Votre pause lecture idéale ?

Au calme, loin du bruit, de la ville et de sa pollution atmosphérique, sonore et humaine ! Dans un coin de campagne verdoyante, perdue - peut-être en Normandie, dans le Limousin, dans le Gers ou dans la campagne anglaise - (Je sais, ce ne sont pas des endroits où je risque de tomber sur un homme se faisant appeler Ralph Fiennes ! Encore que ...), au bord d'une petite rivière, à l'ombre de saules
pleureurs, au frais malgré la chaleur estivale. Les seuls sons entendus sont ceux des cigales, des moutons ou des vaches dans les prés, le bourdonnement des abeilles, le chant des oiseaux. Ou l'hiver, auprès d'un bon feu de cheminée, enroulée dans une couverture avec une théière fumante et odorante de thé noir aux écorces d'agrumes. Bref, le bonheur !

5 - Si vous aviez la possibilité de faire disparaître un personnage de roman, ce serait qui ?

Il y en a une palanquée que j'aimerais faire disparaître, dont les Thénardier des Misérables de Victor Hugo avec leur insondable bêtise et leur méchanceté qui sont leur seule raison d'être. Folcoche, mère indigne de "Vipère au poing" dont la seule jouissance réside dans la haine de ses propres enfants.

6 - Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un 8ème Tome ?

J'avoue qu'il m'a fallu chercher qui était Voldemort et comprendre cette histoire de 8ème tome (parce que je n'ai lu aucun Harry Potter !). Avant mes recherches, je vous aurais dit non, parce que sept tomes, c'est largement suffisant ! Mais depuis que j'ai appris que Voldemort était joué par un certain Ralph Fiennes (encore et toujours ! Chacune ses obsessions ...), je dis : "On ne touche pas à Voldemort ! Sinon, je mors !".

7 - Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?

Jusqu'en Belgique (j'habite Bordeaux). Pour un ouvrage de Louis-Ferdinand Céline !

8 - Si vous pouviez retourner dans le passé pour rencontrer un auteur, ce serait
qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles (hormis "Bonjour") ?

Sans l'ombre d'un doute, ni la moindre hésitation, Stefan Zweig. Je le rencontrerais avant le 22 février 1942, date de son suicide, pour lui dire tout simplement que le plus difficile est - presque - passé, et que des jours meilleurs pointent déjà à l'horizon. 1942 est l'année qui marque le tournant important dans la sombre histoire de la 2ème Guerre Mondiale, puisque les victoires changent de camp. Cependant, il faudra encore attendre trois ans avant de voir enfin la Paix ! M'aurait-il seulement entendu du fond de son désespoir ?

9 - Décrivez la bibliothèque de vos rêves (personnelle ou non).

J'avais pensé à la bibliothèque du couvent de Strahov à Prague, mais elle est déjà prise. Il y a aussi celle de Trinity College à Dublin, qui est un vrai bijou tout en bois précieux. Mais, j'aime l'Europe centrale. Je n'y peux rien, c'est dans mes gènes ! Ma bibliothèque idéale, celle où je resterais et m'y ferais enfermer pour ne plus jamais en sortir est la ONB (Österreichische NationalBibliothek) de Vienne, en Autriche. Une pure merveille de l'art baroque, comme seule Vienne en conserve !


10 - Retour dans le passé (miracle des blogs !) en pleine 2ème Guerre Mondiale (pas de chance !). Quels livres donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de brûler ou interdisent des livres jugés subversifs ?

J'aurais déjà beaucoup de chance d'arriver entière jusqu'à cet individu quand on sait toute la paperasserie qu'il fallait pour entrer dans les lieux où il se trouvait. Mais, admettons que j'y arrive et que je puisse lui adresser la parole juste le temps de lui parler littérature. Je ferais très (très) vite et je lui offrirais (vous avez bien lu !) une anthologie de la littérature mondiale, "Les 1 001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie". L'espoir fait vivre et cela le changerait de ses 20 000 ouvrages que contenait sa bibliothèque personnelle. A cela, je rajouterais "J'irai craché sur vos tombes". Juste pour le plaisir du titre ! Et je me sauverais en courant très (très) vite ...

Voilà un tag mené de main de maître, même si j'y ai mis le temps ! Mais je tenais absolument à le faire ...

16 novembre 2009

TAG PAR LES LIVRES ...


J'ai été tagguée par
Antigone il y a déjà quelque temps pour répondre à un questionnaire à partir de titres lus et chroniqués sur ce blog.

C'est toujours avec plaisir que je réponds aux diverses sollicitations des blogueuses, même si je prends mon temps pour le faire !

Après réflexion et pour changer un peu des habitudes, j'ai décidé d'y répondre par un diaporama que vous trouverez ci-dessous.

Évidemment, je ne taggue personne, car il a dû faire le tour de la blogosphère avant de s'arrêter chez moi ...



21 octobre 2008

I LOVE YOUR BLOG


Difficile d'échapper à ce tag d'automne qui pousse comme des champignons sur les blogs. Je me suis faite taguée par Sylvie, Kali et Lou pour donner sept blogs I love et pour quelles raisons. Vaste sujet s'il en est, tout simplement parce que - comme beaucoup d'entre vous - tous les blogs que je visite me plaisent pour tout un tas de choses, à commencer par vos livres lus et la façon dont vous les présentez.

Je vais quand même essayer de faire ce périlleux exercice de style. Comme Anne, je suis une
insatiable lectrice. C'est elle qui m'a donné envie de créer mon blog. J'ai immédiatement apprécié sa façon simple et agréable de parler de livres que je ne connaissais pas toujours. Je me délecte à chacun de mes passages chez elle. Un blog où j'aime m'inviter parce que l'on y parle de tout ce qui est à la périphérie de la littérature - l'édition, les agents, les prix, les magazines - celui de La lettrine, d'Anne-Sophie. Une vraie mine pour essayer de comprendre l'envers du décor de nos chers et tendres livres bien aimés. Je ne peux manquer de vous parler du nouveau blog d'Allie - qui tente vainement de se cacher de nous - et nous invite à partager ses lectures A l'heure du thé, avec son adorable Homer à qui elle a consacré un blog de photos. Le Plaisir de lire, Dans la bibliothèque d'Alicia et de Cléanthe, deux blogs qui se font - trop - discrets sur la blogosphère et où j'aime aller pour (re)visiter mes classiques. J'aime cette atmosphère calme et reposante de leurs blogs. Un blog - dont je regrette l'arrêt - et qui me faisait toujours beaucoup rire, InColdBlog. Mais je crois que beaucoup ont essayé de le faire revenir sur sa décision. Vainement. Heureusement pour nous, il nous revient avec des commentaires dont lui seul à le secret. Et c'est très bien ainsi.

Je ne saurais terminer sans parler de ma seconde passion, la photo et de deux blogs que je trouve admirables pour leurs qualités esthétiques. Le journal Maître Po par lui-même, pour la beauté tant des textes que des photos. Le blog est une invitation au(x) plaisir(s) et j'aime m'y retrouver pour un instant de bonheur visuel. Muad-Statues de Muad pour toutes les statues répertoriées sur son blog et pour les voyages dans les jardins publics d'ici et d'ailleurs ; pour sa gentillesse, tout simplement.

Voilà, pleins de petits cœurs que je vous transmets, sachant que je vous apprécie tous et toutes pour vos goûts, vos livres, vos commentaires, vos conseils. Pour toutes ces petites choses qui font que les blogs sont une mine inépuisable de rencontres - réelles ou virtuelles -, de partages, d'échanges et de découvertes.

15 octobre 2008

QUAND LA MUSIQUE EST BONNE


J'ai été taguée par Sylvie pour ce questionnaire musical. En attendant le prochain tag concernant la déclaration d'amour à des blogs, je vous convie à ce petit jeu amusant et délassant pour les lecteurs.

Comme d'habitude, dénoncer la personne qui vous a (gentiment) taguée. C'est chose faite. Ensuite, les règles du jeu :

  • Choisir cinq chansons qui vous touchent personnellement, que vous aimez un peu, beaucoup, passionnément, et expliquer le pourquoi du comment.
  • Faire une playlist que vos lecteurs profitent de vos joies musicales.
  • Ajouter une 6ème song - the love song - celle que vous aimez de tout votre cœur, qui vous touche ; celle qui - si elle n'existait pas - devrait être écrite rien que pour vous seule.
"Les passantes" de Georges Brassens, reprise par Francis Cabrel, pour la beauté de la mélodie et des paroles. Un hymne à la Femme, à sa délicatesse, à sa sensualité. Le tout mené par un air de tango à vous donner le frisson. Et puis, c'est surtout un souvenir très personnel avec l'homme de ma vie ...



"Veiller tard" de Jean-Jacques Goldman. Pour côté un peu obscur et mystérieux des paroles qui me ressemblent parfois. Pour toute la puissance des paroles, du saxophone et puis aussi parce que c'est Jean-Jacques Goldman. Tout simplement.


"Mack the Knife" par Louis Armstrong. Rien que pour le plaisir d'entendre sa voix chaude, le rythme du jazz qui l'accompagne. Tous ces petits riens qui vous mettent du baume au cœur et vous donne envie de siffloter toute la journée.



"
Sur la route" de Raphaël. Parce que le jour où j'ai entendu cette chanson j'étais en Normandie et qu'elle m'est restée à l'esprit toute la durée de mon séjour inoubliable dans cette région que je ne connaissais pas. Depuis, à chaque fois que je l'écoute, je m'envole dans la région du Bessin.


"Vltava" de Smetana. Un peu de musique classique dans un monde de jazz et pop-rock. Parce que lorsque j'ai entendu cet air, enfant, je l'ai aimé immédiatement. Je le trouve romantique à souhait. Parce que c'est Prague et l'Europe Orientale. Parce qu'il y a des violons partout et tout le temps.




Et enfin - The last, but not the least - La chanson, celle qui me bouleverse à chaque fois que je l'entends "Don't leave me now" de Supertramp. Cela a été difficile de choisir, car tout est excellent dans ce groupe. C'était il y a très longtemps. Un temps que les moins de vingt ans ne connaissent pas, mais c'est toujours aussi sublime et cette chanson me donne des frissons partout pour la journée.




Voilà pour ce magnifique tag que j'ai eu plaisir à vous présenter. Je ne veux rien imposer à personne et - surtout -, ce tag circule sur les blogs depuis quelques jours, donc j'aurai plaisir à vous visiter et à entendre vos airs et chansons préférés en venant vous lire.