31 décembre 2009

TRES BELLE ANNEE 2010 !


L'année 2009 est désormais derrière nous. Après une année bien remplie en lectures diverses et variées, quelques swaps et autres échanges, j'espère que l'année 2010 vous apportera joie, bonheur, chance (Pour ceux et celles qui jouent au loto ou au tiercé !), amour, mais surtout toujours autant de belles découvertes, de magnifiques rencontres et des échanges - virtuels et réels - autour de la lecture.

Best wishes
Happy New Year 2010 !



Meilleurs vœux
Très bonne année 2010 !



Best Wishes
Frohes Neues Jahr 2010 !


Mis Mejores Deseos
Feliz ano nuevo 2010 !

29 décembre 2009

ET MA VIE EST UN ROMAN !

  • La promesse de l'aube - Romain Gary - Folio n°373


"C'est fini. La plage de Big Sur est vide, et je demeure couché sur le sable, à l'endroit même où je suis tombé. La brume marine adoucit les choses ; à l'horizon, pas un mât ; sur un rocher, devant moi, des milliers d'oiseaux ; sur un autre, une famille de phoques : le père émerge inlassablement des flots, un poisson dans la gueule, luisant et dévoué. Les hirondelles de mer atterrissent parfois si près, que je retiens mon souffle et que mon vieux besoin s'éveille et remue en moi : encore un peu, et elles vont se poser sur mon visage, se blottir dans mon cou et dans mes bras, me recouvrir tout entier ... A quarante-quatre ans, j'en suis encore à rêver de quelque tendresse essentielle". Sur son rocher de Big Sur, aux États-Unis, Romain Gary revient sur ses souvenirs de jeunesse, particulièrement sur le personnage qui a le plus agi sur sa vie, qui a inconsciemment orienté son existence et ses choix, sa mère. Depuis sa prime enfance, Romain Gary s'est juré de soutenir cette femme pas tout à fait comme les autres, singulière, théâtrale, idéaliste, emphatique, fantaisiste, hors du commun.

C'est à l'adolescence qu'il prendra conscience que, pour lui offrir le luxe réclamé par un enfant de treize ans, cette mère se faisait passer pour végétarienne, lui assurant ainsi le quotidien nécessaire à son développement. Cette restriction, et tant d'autres encore, le détermineront dans sa volonté d'être connu, reconnu, célèbre pour effacer ces humiliations. Cette mère exubérante avait de toute façon décidé que son fils unique serait un grand personnage. Elle avait d'abord envisagé une carrière de violoniste à la manière d'un Yehudi Menuhin. Après quelques cours catastrophiques avec un maestro de Wilno, celui-ci le renverra, déclarant à sa mère qu'il lui faudrait choisir une autre voie. L'autre voie qui s'offrait à lui, était de devenir écrivain. "Le "titan de la littérature française" approuva cette fois entièrement. Depuis six mois, je passais des heures entières chaque jour à "essayer" des pseudonymes. Je les calligraphiais à l'encre rouge dans un cahier spécial. Ce matin même, j'avais fixé mon choix sur "Hubert de la Vallée", mais une demi-heure plus tard je cédais au charme nostalgique de "Romain de Roncevaux". Mon vrai prénom, Romain, me paraissait assez satisfaisant. Malheureusement, il y avait déjà Romain Rolland, et je n'étais disposé à partager ma gloire avec personne. Tout cela était bien difficile. L'ennui, avec un pseudonyme, c'est qu'il ne peut jamais exprimer tout ce que vous sentez en vous. J'en arrivais presque à conclure qu'un pseudonyme ne suffisait pas, comme moyen d'expression littéraire, et qu'il fallait encore écrire des livres". Mais avant cela, cette femme exaltée avait pensé faire de son petit un futur danseur étoile, façon Nijinsky, ou encore un grand ténor tel un Chaliapine. Malheureusement pour lui, Romain Gary n'a jamais possédé d'oreille musicale, encore moins de cordes vocales dignes d'une carrière internationale ! Elle avait réfléchi à toutes les possibilités de
devenir illustre, sauf à devenir peintre, jugé maudit, ivrogne, bohème et pauvre. Non, il lui fallait un destin à la hauteur du talent de son fis : munificent. Avec les plus belles femmes du monde à ses pieds. A treize ans, on n'en demande sans doute pas autant ! Cette mère qu'il soutiendra contre tous ceux qui chercheront à la rabaisser, à l'insulter et donnera à Romain Gary une réputation de distributeur de paire de claques dans son quartier de Nice.

De toutes les façons, même si Romain Gary avait voulu échapper à son destin tracé au cordeau par une mère résolue à en faire un personnage éminent, c'était une bataille perdue d'avance. Son intuition féminine, sa volonté farouche et déterminée, son assurance d'avoir engendré un génie, conduiront Romain Gary sur les chemins obscurs, broussailleux et - parfois - exotiques de la réussite professionnelle et de la reconnaissance de son talent, non sans quelques rebuffades et humiliations concernant sa naturalisation, sa condition de français de substitution.

En écrivant "La promesse de l'aube", Romain Gary rend un hommage appuyé, sensible, affectueux et poétique à cette mère qui l'a construit et amené au sommet de la gloire. Cette femme, qui se disait artiste, actrice, comédienne, originaire des environs de Koursk, amoureuse de la France, de sa culture et de ses mythes, a transmis à son fils sa passion pour la vie et le côté romanesque de l'existence. Partis de Moscou après la Révolution Bolchevique pour atterrir à Wilno en Pologne, avant de s'intaller en France, pays de ses rêves les plus chers, celle-ci sera toujours une habile femme d'affaires, sachant tricher, gruger, mentir, argumenter, négocier, transiger, uniquement pour bâtir le bonheur de son fils. En lui parlant de la France comme d'un pays magique, féerique, remarquable, Romain Gary conservera toujours en mémoire cette vision idéaliste et vaine de ce qui allait devenir sa patrie. Cette mère très à cheval sur les principes et l'éducation de son rejeton n'a jamais rien laissé au hasard, au point que - même adulte - celui-ci aura du mal à se départir de certaines marques de politesse ancrées telles le baise-main aux dames. Toute sa vie sera influencée par la présence immuable de cette femme excentrique et hautes en couleurs, qui lui donnera le goût du risque, des belles choses, de la vie et de la jeunesse éternelle, lui qui a toujours eu la crainte de la vieillesse. Dans "La promesse de l'aube", on suit les pérégrinations de l'auteur et de sa génitrice, persuadée du destin exceptionnel et prestigieux de son fils. De Wilno à Varsovie, puis à Nice, se déroulent les tribulations d'un enfant à l'imagination débordante soutenue par les récits et prédictions d'une mère sûre du devenir de son enfant. Cet avenir qui ne pouvait se révéler qu'en France, entre une carrière diplomatique et un
succès d'écrivain. A travers "La promesse de l'aube", Romain Gary fait revivre tous les rêves de grandeur de sa propre mère, mais aussi de personnages qui ont marqué - à un moment donné - sa destiné. Tous ces hommes et ces femmes qui, de la Pologne à la France profonde, ont façonné, modelé, fabriqué la personnalité originale, fantasque, cynique de cet auteur aussi passionné que passionnant. Tout à la fois roman d'amour pour une femme d'exception, d'humour pour la manière bien particulière d'aborder tous les événements, surtout les plus tragiques, "La promesse de l'aube" de Romain Gary est celui où il a mis le plus de lui-même, où il s'est le plus dévoilé, dénudé, pour nous donner à lire une autobiographie où se côtoie toute la gamme des sentiments humains. Pour un peu, on se croirait chez Molière ou à la Comedia Del'Arte !

Tous les blogs qui en parlent : Zarline, Miss Orchidée, Maggie 76, Mot à Mots, Pierre Assouline, Delphine ... D'autres peut-être ?! Merci de vous faire connaître par un petit commentaire.

"La promesse de l'aube" est le dernier roman lu dans le cadre du challenge


315 - 1 = 314 livres ... L'année 2010 sera celle de la cure d'amaigrissement de la PAL !

26 décembre 2009

LES LETTRES EN DANGER

  • Le silence des livres - George Steiner - Arléa Éditions n°108


"Nous avons tendance à oublier que les livres, éminemment vulnérables, peuvent être supprimés ou détruits. Ils ont leur histoire, comme toutes les autres productions humaines, une histoire dont les débuts mêmes contiennent en germe la possibilité, l'éventualité d'une fin". Pour retrouver traces des premiers écrits, sans doute faut-il remonter au 2ème millénaire avant notre ère, dans la Chine ancienne. En occident, par contre, la tradition orale a précédé toutes formes d'écrit parvenus jusqu'à nous. Bien avant d'écrire, on parlait, on chantait, on usait de la voix.

Ainsi, Socrate n'écrit pas. Il parle. Il transmet. Point d'usage du livre. Ou si peu. A cela, rien d'étonnant. Socrate était un orateur né, de grand talent. Tout passait par son comportement, sa gestuelle, son oralité, cette capacité à fasciner disciples et amants, par son charisme et cette théâtralité du langage. Platon, son élève - écrivain prolifique et hors pair - critiquera la notion même d'écrit dans "Phèdre". En effet, un texte, un livre, a une autorité naturelle, possède une certaine forme de revendication. Il affirme, il assène. Au contraire, l'oral, le verbal, permet la contradiction, le retour en arrière, l'échange. "En un contraste radical, la métaphore platonicienne soutient que l'échange oral permet, mieux, autorise la remise en cause immédiate, la contre-déclaration et la correction. Il permet à celui qui fait la proposition de changer d'avis, de faire marche arrière si besoin est, et d'exposer ses thèses à la lumière d'une enquête commune et d'une exploration faite à plusieurs. L'oralité revendique la vérité, l'honnêteté de se corriger soi-même, la démocratie, comme un partage commun ("la poursuite commune" de F.R. Leavis). Le texte écrit, le livre, rendrait tout cela caduc". La différence entre oral et écrit reste la notion de mémoire. Avec le verbal, la mémoire fonctionne, elle permet la transmission de données et d'informations ; ainsi les longs poèmes épiques en sont la preuve la plus tangible.

La religion chrétienne, elle-même, dans son comportement et sa volonté d'emprise sur une population volontairement tenue dans l'ignorance la plus totale, était plus que réticente vis-à-vis des livres, à commencer par la Bible ! "Durant de nombreux siècles, toute lecture libre de la Bible fut non seulement sévèrement découragée, mais encore jugée hérétique à de nombreuses occurrences. L'accès à l'Ancien et au
Nouveau Testaments, avec leurs opacités sans nombre, leurs contradictions intrinsèques et leurs mystères récalcitrants, n'était autorisé qu'à ceux que qualifiaient leurs compétences en herméneutique et en théologie orthodoxe". La merveilleuse invention de Gutenberg a été vue par l'Église comme une menace de leur pouvoir sur les âmes et leurs pensées.Pour éviter la diffusion d'idéologie interdite, elle a inventé l'Imprimatur et l'Index des ouvrages prohibés.

Cependant, le développement d'une classe moyenne, bourgeoise, aisée et éduquée va donner ses lettres de noblesse aux livres. La lecture allait être alors à son acmé. Les grandes bibliothèques privées deviendront de véritables lieux de savoir, d'apprentissage avec - toujours - une exigence de silence, comme un recueillement, une prière, une introspection, un besoin de ne faire qu'un avec le texte, de se fondre le lui. Dans notre société moderne, ce privilège de pouvoir feuilleter un ouvrage rare et précieux dans un silence de cathédrale est devenu l'apanage de quelques érudits ou de chercheurs universitaires. Mais ne nous leurrons surtout pas, le livre a toujours été montré du doigt, honni, relégué aux rangs subalternes par certains auteurs, eux-mêmes éminents. "On peut le voir à l'œuvre dans l'utopie pédagogique de Rousseau dans l'Emile, dans le diktat goethien selon lequel l'arbre de la pensée et de l'étude reste éternellement gris, tandis que celui de la vie en actes, de la vie-force et de l'élan vital est vert. Le pastoralisme radical anime la pensée de Wordsworth lorsqu'il affirme qu'une "impulsion printanière sur l'arbre" vaut bien plus que toute l'érudition livresque. Quelque éloquent ou instructif qu'il puisse être, le savoir que donnent les livres, et la lecture, vient en second. Ils parasitent la conscience immédiate".

Pour beaucoup, l'érudition est satanique et perverse. Tolstoï, par exemple, jugeait que la culture et la grande littérature anéantissaient la spontanéité, renforçant la notion d'élitisme. Partout en Europe, à toutes les époques, des hommes s'en sont pris aux livres, les vouant aux gémonies. En 1821, Heine - après une autodafé - remarquait que "là où, aujourd'hui on brûle des livres, demain on brûlera des hommes". L'avenir et l'histoire lui donneront malheureusement raison ! Ces agissements violents de destruction volontaire et totale des livres ont émaillé notre histoire culturelle. Combien d'auteurs ont préféré détruire leur chef d'oeuvre, plutôt que de prendre le risque d'un enfermement ? Qui pourrait, oserait les en blâmer, les juger ? La conséquence de ces gestes, de ces dictatures de la pensée, de ces censures et auto-censures, c'est une production littéraire sans téssiture, médiocre et sans grand intérêt pour le lecteur passionné. "Quand l'appareil de répression le cède aux valeurs véhiculées par les mass media et au battage publicitaire, comme c'est le cas aujourd'hui en Europe occidentale, on assiste au triomphe de la médiocrité".

Avec "Le silence des livres", George Steiner tente de démontrer au lecteur les risques qui entourent le livre en général. Partout, des origines à nos jours, le livre a toujours été source d'appréhension, de crainte, d'effroi, parce qu'il véhiculait
certaines idées, fondamentales à la construction intellectuelle du lecteur : la liberté d'être, de penser, d'agir, de comprendre, d'analyser l'ensemble des événements différemment. Le livre, produit de l'érudition, du savoir, de la culture, de l'ouverture d'esprit est aussi une arme redoutable contre tous ceux qui cherchent à dominer la pensée, à l'enfermer, à l'annihiler, à la diriger dans un intérêt personnel et politique. Les nouvelles technologies, Internet, l'absence de transmission de cette passion de lire pour apprendre, découvrir, réfléchir, s'ouvrir aux autres et à d'autres horizons inconnus, à défricher, a disparu au profit de certains mass media, d'une certaine télé et radio, qui diffusent plus facilement de la platitude, de l'insignifiance évitant la réflexion. La qualité est mise au ban de la société, parce qu'elle nécessite plus de travail et de profondeur d'esprit, mais permet aussi d'accéder à une information plus juste et plus fiable.

Un grand merci à Kali qui m'a permis de découvrir ce petit concentré d'érudition autour du livre et ce grand auteur qu'est George Steiner, lors du Swap Book Inside.

316 - 1 = 315 ouvrages en attente ... Sans parler de ceux reçus pour Noël !

24 décembre 2009

JOYEUX NOEL A TOUS ET A TOUTES ...


Je voulais vous la faire légère et festive, après une période difficile en cette fin d'année. J'ai pensé qu'un peu d'humour dans un monde qui en manque parfois cruellement serait une bonne occasion de vous souhaiter à tous et à toutes

un très joyeux Noël 2009 !

Et encore merci pour votre aide, votre soutien moral dans ces instants délicats ...

23 décembre 2009

FAISONS UN REVE !


C'est Mango qui m'a gentiment tagguée pour ce questionnaire qui circule depuis quelques semaines déjà sur la blogosphère. Si c'était possible, ou plutôt Faisons un rêve, et imaginons quelles seraient nos réactions, nos comportements si quelques vœux se réalisaient d'un coup de baguette magique. C'est bientôt Noël, il est grand temps de croire au Père Noël ! C'est le moment où jamais, après il nous faudra patienter 365 jours ! Et c'est parfois long ...

1 - On vous propose d'écrire votre biographie. Qui serait votre nègre ?

Avec la vie trépidante que je mène, hautement culturelle et extrêmement passionnante, j'ai pensé à deux écrivains que j'apprécie particulièrement pour leurs œuvres, mais surtout pour leurs biographies. Dans mon immense simplicité, j'ai pensé à Pierre Assouline ou - mieux encore - à Stefan Zweig. Je sais, je fais dans la pudeur et la discrétion, dans la qualité et le bon goût. Que voulez-vous, on me demande mon avis, je le donne spontanément !

2 - Vous êtes plongée dans un livre qui vous fait oublier tout ce qui se passe autour de vous (chose fréquente chez moi). Survient un homme, torse nu ! Il dit s'appeler Daniel Craig, a l'air chagrin et souffre de l'épaule (moi aussi). Il vous demande un petit massage pour faire passer la douleur. Quelle est votre réaction ?

Déjà, si je suis plongée dans un livre qui me fait oublier que même la Terre tourne, il y a peu de chances pour que je sorte la tête de l'ouvrage. Ensuite, s'il dit s'appeler Daniel Craig, se balade torse nu et souffre de l'épaule en demandant de l'aide, je lui dirai que je ne suis ni kiné, ni ostéopathe ou médecin et que les surveillantes de baignade seront plus qualifiées que moi pour lui faire passer sa douleur. Par contre, si - par le plus grand des hasards - il se prénommait Ralph Fiennes, je pense que je ferais un petit effort et fermerais mon livre pour quelques heures, jours, mois ... Je sais, je rêve !

3 - C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui conservera une trace de l'humanité (peut-être "Orgueil et Préjugés") ?

Il nous reste encore un peu de temps, puisque ce serait en 2012 ! Mais, admettons qu'il ne reste que quelques instants pour se décider, je mettrais sans aucun doute un ouvrage de Woody Allen, "Dieu, Shakespeare et moi", un concentré vitaminé d'humour noir et cynique comme j'aime, associé à un exemplaire du Littré, le meilleur dictionnaire de la langue française !

4 - Votre pause lecture idéale ?

Au calme, loin du bruit, de la ville et de sa pollution atmosphérique, sonore et humaine ! Dans un coin de campagne verdoyante, perdue - peut-être en Normandie, dans le Limousin, dans le Gers ou dans la campagne anglaise - (Je sais, ce ne sont pas des endroits où je risque de tomber sur un homme se faisant appeler Ralph Fiennes ! Encore que ...), au bord d'une petite rivière, à l'ombre de saules
pleureurs, au frais malgré la chaleur estivale. Les seuls sons entendus sont ceux des cigales, des moutons ou des vaches dans les prés, le bourdonnement des abeilles, le chant des oiseaux. Ou l'hiver, auprès d'un bon feu de cheminée, enroulée dans une couverture avec une théière fumante et odorante de thé noir aux écorces d'agrumes. Bref, le bonheur !

5 - Si vous aviez la possibilité de faire disparaître un personnage de roman, ce serait qui ?

Il y en a une palanquée que j'aimerais faire disparaître, dont les Thénardier des Misérables de Victor Hugo avec leur insondable bêtise et leur méchanceté qui sont leur seule raison d'être. Folcoche, mère indigne de "Vipère au poing" dont la seule jouissance réside dans la haine de ses propres enfants.

6 - Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un 8ème Tome ?

J'avoue qu'il m'a fallu chercher qui était Voldemort et comprendre cette histoire de 8ème tome (parce que je n'ai lu aucun Harry Potter !). Avant mes recherches, je vous aurais dit non, parce que sept tomes, c'est largement suffisant ! Mais depuis que j'ai appris que Voldemort était joué par un certain Ralph Fiennes (encore et toujours ! Chacune ses obsessions ...), je dis : "On ne touche pas à Voldemort ! Sinon, je mors !".

7 - Jusqu'où êtes-vous allé pour un livre ?

Jusqu'en Belgique (j'habite Bordeaux). Pour un ouvrage de Louis-Ferdinand Céline !

8 - Si vous pouviez retourner dans le passé pour rencontrer un auteur, ce serait
qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles (hormis "Bonjour") ?

Sans l'ombre d'un doute, ni la moindre hésitation, Stefan Zweig. Je le rencontrerais avant le 22 février 1942, date de son suicide, pour lui dire tout simplement que le plus difficile est - presque - passé, et que des jours meilleurs pointent déjà à l'horizon. 1942 est l'année qui marque le tournant important dans la sombre histoire de la 2ème Guerre Mondiale, puisque les victoires changent de camp. Cependant, il faudra encore attendre trois ans avant de voir enfin la Paix ! M'aurait-il seulement entendu du fond de son désespoir ?

9 - Décrivez la bibliothèque de vos rêves (personnelle ou non).

J'avais pensé à la bibliothèque du couvent de Strahov à Prague, mais elle est déjà prise. Il y a aussi celle de Trinity College à Dublin, qui est un vrai bijou tout en bois précieux. Mais, j'aime l'Europe centrale. Je n'y peux rien, c'est dans mes gènes ! Ma bibliothèque idéale, celle où je resterais et m'y ferais enfermer pour ne plus jamais en sortir est la ONB (Österreichische NationalBibliothek) de Vienne, en Autriche. Une pure merveille de l'art baroque, comme seule Vienne en conserve !


10 - Retour dans le passé (miracle des blogs !) en pleine 2ème Guerre Mondiale (pas de chance !). Quels livres donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de brûler ou interdisent des livres jugés subversifs ?

J'aurais déjà beaucoup de chance d'arriver entière jusqu'à cet individu quand on sait toute la paperasserie qu'il fallait pour entrer dans les lieux où il se trouvait. Mais, admettons que j'y arrive et que je puisse lui adresser la parole juste le temps de lui parler littérature. Je ferais très (très) vite et je lui offrirais (vous avez bien lu !) une anthologie de la littérature mondiale, "Les 1 001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie". L'espoir fait vivre et cela le changerait de ses 20 000 ouvrages que contenait sa bibliothèque personnelle. A cela, je rajouterais "J'irai craché sur vos tombes". Juste pour le plaisir du titre ! Et je me sauverais en courant très (très) vite ...

Voilà un tag mené de main de maître, même si j'y ai mis le temps ! Mais je tenais absolument à le faire ...